Mardi huit septembre, c'est fini la belle vie ! Il est temps de retourner en cours. La veille au soir, j'ai prépare toutes mes affaires pour le grand jour. La veille au soir, je me disais "Ça va aller, Émilie. Tu connais déjà des filles de ton année, ça va aller." Mais, quand vint l'heure de se coucher, j'ai eu une énorme boule au ventre, j'ai eu beaucoup de mal en m'endormir. Le pire, c'est que je me suis réveillée a 04h30 du matin et que je n'ai jamais réussi a me rendormir tellement la nervosité me rongeait. Vers 06h, j'ai commencé a me préparer, toujours aussi stressée. Ensuite j'ai attendu le bus scolaire, j'étais vraiment en avance mais l’idée de le rater me terrifiait. Dans le fameux bus jaune, la moyenne d'age était de huit ans. Deux jumelles, très mignonnes, sont venues me parler et ça m'a fait du bien, elles me rappellent mes petits louvetaux.
A l'école, trois personnes étaient désignées pour me faire visiter le bâtiment. Mais avant le début des cours, nous devons aller -chaque matin- dans l'auditorium pour connaitre les informations du jour. Ils font aussi un brève déclaration d'amour a leur drapeau et puis nous devons aller en cours.
Heureusement que les trois élèves m'ont hélée toute la journée sinon je ne sais pas comment je m'en serait sortie. Dans l'ensemble, les professeurs sont sympas.
Mais par contre, si vous pensiez que le lycée St-Jacques était une prison vous aviez tort : a Hamilton Central School, il n'y a pas de cour de recréé ou on peut se poser, pas de local rhéto, pas de pause a 10h10, pas de mercredi après-midi de libre et surtout, et surtout, le pire du pire, quand vous avez une de fourche en première ou en dernière heure, vous ne pouvez pas sortir ! Vous êtes obliges de rester dans le bâtiment. A l’étude. De plus, vous n'êtes pas autorise a sortir sur le temps de midi. A moins que vous soyez un senior c-a-d rhéto. La vous avez des "privilèges" : vous pouvez sortir un temps de midi par semaine jusqu'en décembre, 2 a partir de janvier, 3 a partir de mars et tous les jours après les vacances de printemps. Waow. Je regrette de ne pas avoir assez apprécié toutes les 50min de temps de midi de liberté offertes pas notre école des la troisième. Car en plus ici, le lunch time dure uniquement 30minutes.
Aussi,
les gens ici ne s'apprêtent pas pour aller a l'école. Ils sont tous en
trainnings, shorts, tongs (oui oui vous avez bien lu), débardeur, sans maquillage, bref, ça change. D'un cote, c'est une bonne chose. Ici, personne ne juge sur la manière de s'habiller. Quand j'y pense, St-Jacques était un défilé de mode a cote de ce que je vois ici. Mais bon, au moins, les prises de tête sur "qu'est-ce que je vais porter demain" sont moindres car a Hamilton, c'est un concours a qui-s-en-fout-le-plus. De plus, beaucoup d’élèves portent ce genre de chaussures avec ce genre de chaussettes. Imaginez le désastre. Imaginez a quel point c'est dur pour une fashionista comme moi de voir autant de fashions-faux-pas sur une seule journée !
A part ça, les gens sont sympas avec moi. Ils me posent des questions sur l'Europe, etc.
Les toilettes de l'école sont supers propres par rapport a Saint-Jacques. La nourriture de la cantine me semble très chimique donc je préfère prendre mes propres tartines.
Après cette journée découverte, retour a la maison !
09- Septembre : Désillusion
Cette nuit la, je me suis réveillée a 05h du matin et rebelote, impossible de me rendormir. En Belgique, il est 11h, donc j'en ai profite pour parler avec mon papa. Tant qu'a ne pas dormir, autant rentabiliser les heures de sommeil perdues.
Lors de mon second jour de cours et pour la première fois depuis le début de mon aventure, je me suis sentie homesick. A Saint-Jacques, j'avais un groupe d'amis très soudes. Ici, il y a aussi des groupes d'amis tres soudes, sauf que je n'en fais pas -encore- partie. L'intérêt que me portais les autres a disparu et je me suis sentie hyper seule au milieu de ces grands couloirs. Si vous pensez qu'un échange c'est uniquement bonheur et découvertes, vous avez tort. Heureusement, au lunch, je n'ai pas mange seule mais je me sentais quand même pas dans le délire. Il faut du temps pour trouver de bons amis, je sais que ça viendra mais bon franchement mon deuxième jour ne fut pas le meilleur.
Au retour, j'ai pris le bus ou j'ai retrouve les deux petites jumelles et leur copine avec qui j'ai parle durant tout le trajet. Ces petits anges ont illumines ma journée !
Ensuite, deux personnes sont venues discuter a propos de leur activités spirituelles. Ils nous ont fait faire un exercice : on devait lire les yeux de quelqu'un. J'ai lu les yeux d'Anja mais ça me mettait mal a l'aise, je trouvais ça bizarre a faire.
Après cela nous avons été mange a La Iguana, un restaurant mexicain tenu par des brésiliens. C'était très bon mais je m'étais empiffrée de zakouskis a la conférence, je n'ai donc pas su finir.
10- Septembre : Garder la banane
Le lendemain, oh surprise, je me réveille avant la sonnerie de mon réveil. Bon aujourd'hui, je me dis que ça sert a rien d'attendre que les autres viennent vers moi, il faut que je fonce. Il faut garder la banane ! Et c'est comme ça que ça marche. Même si je fais plein de fautes, même si j'ai une énorme accent français, il faut il y aller. C'est dur de participer aux conversations mais heureusement dans la classe de piano, on est un groupe plus restreint. J'ai donc pu parler avec Kari et Megan qui m'ont propose d'aller faire du shopping avec elles le weekend prochain. Donc voila, la situation s'améliore !
J'ai demande a mon prof d'anglais pour rester avec lui pendant une heure de fourche. Je lui ai montre ma présentation sur la Belgique après j'ai pu discuter avec lui et il m'a dit qu'il avait été pere d'accueil d'une argentine il y a deux ans! Il comprend donc que c'est pas toujours facile la vie d'exchange student.
A part cela, Anja et Jim sont toujours aussi gentils avec moi. J'avais oublie de le mentionner mais ils ne mangent que de la nourriture bio et des produits de la région. Jim cuisine vraiment très bien, c'est donc un pur bonheur de vivre chez eux ! Je me sens vraiment comme a la maison.
Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire